Testez l’application de remontée des situations à risques gratuitement et sans engagement ! Inscrivez vous juste ici : 👉🏻 https://bit.ly/3I5oDEJ

Comment concilier protection des données personnelles, prévention des risques et innovation ?

Marina Trimouille

Marina Trimouille

Chargée marketing et communication | Eyes'R

Les données personnelles sont au cœur de très nombreuses polémiques. Avec par exemple des cas comme Facebook qui, début 2021, a vu près de 560 millions de ses données utilisateurs disponibles sur internet.

Mais ce n’est qu’un cas parmi tant d’autres. L’agence de renseignement de crédit Equifax en 2017 qui a impacté 140 millions de clients ; Uber pour lequel les données de plus de 50 millions de clients ont été volées. 

Toutes ces polémiques, majoritairement issues de grands acteurs, ont créé une véritable crise de confiance. Plus de 70 % des français se disent préoccupés, quand ils pensent que l’acteur le plus efficace en la matière reste leur établissement bancaire. (étude statista)

Pourtant, depuis le 6 janvier 1978, la loi Informatique et liberté, promulguée en France, est censée poser les bases de la protection des données personnelles sur Internet. Mais cette disposition à dû s’adapter en 2018, pour s’appliquer à toute l’Europe, et pour combler certains trous dans la raquette : c’est la naissance du RGPD ! (article loi informatique et liberté sur Légifrance)

Des solutions de plus en plus digitales : vers une course à la protection ?

Au fil du temps, les mentalités progressent et les entreprises ont appris à s’adapter. Avec pour but, respecter les nouvelles exigences en la matière.

Mais l’arrivée à vitesse grand V des solutions digitales pour apporter un confort d’utilisation, une simplification des tâches ou une meilleure expérience, va rendre ces exigences de plus en plus complexes. Solutions de recrutement, de paiement, nouvelles expériences bancaires. Ou encore, moyens de mieux prévenir les accidents du travail, simplifier la compilation des données …

Forcément, l’utilisation de ces technologies se corrèle à l’apparition, en nombre de données personnelles. Que ce soit celles des clients, des collaborateurs ou des données internes.

Mieux anticiper les presqu’accidents : quelle est la place de l’innovation ?

Quand on connaît l’apport de ces solutions dématérialisées, une question est légitime : comment différencier utilité et protection ? La question est d’autant plus évidente lorsqu’il s’agit de protéger l’Humain versus protéger les données.

Avec un peu moins de 540.000 accidents du travail recensés en 2020, l’atteinte d’un palier se fait ressentir sur les dernières années. En effet, il semble, selon plusieurs enquêtes, que les méthodes mises en place ont permis une très forte amélioration. Mais il faut aller encore plus loin.

Et pour passer cette étape, l’innovation est sans doute l’un des leviers les plus prometteur, avec quelques beaux exemples :

  • Les caméras anti-collision sur les chariots élévateurs pour éviter les interactions avec les piétons lors de la circulation
  • Des équipements de protection connectés et intelligents
  • Des capteurs pour améliorer la sécurité des travailleurs isolés
  • L’utilisation de caméras intelligentes permettant de détecter des situations à risques avant qu’elles ne s’aggravent.

Autant de nouvelles technologies pour améliorer la sécurité des Hommes, mais qu’en est-il de la protection des données personnelles ? Comment garantir, que prévenir les accidents professionnels ne fasse pas l’impasse sur la sécurité ?

L’exemple de la vidéo-surveillance : comment capter, analyser et prévenir sans faire l’impasse sur la protection des données ?

Pour anticiper les presqu’accidents, la solution proposée par Eyes’R capte les images des caméras de vidéo-surveillance. Elle utilise l’intelligence artificielle pour analyser puis notifier les situations à risques.

(Découvrez en plus sur « L’intelligence artificielle au service de la prévention des risques au travail« )

Il est ainsi possible de détecter des situations allant du non-port des équipements de protection (casque, gilet haute visibilité, gants, lunettes) à des situations comme l’absence de garde-corps lors de travaux en hauteur, en passant par la cohésion Homme / Machine, ou le respect des zones de 5S.

Notre assistant digital de prévention apporte donc un certain confort d’usage au préventeur :

  • Collecte de la donnée sur les presqu’accidents plus rapide et plus complète
  • Notification pour agir immédiatement sur une situation dangereuse
  • Synthèse et préparation des réunions plus simple
  • Implication de l’ensemble des acteurs autour de la politique de prévention

La captation de la donnée se faisant grâce aux caméras. Moyen qui reste très réglementée amène forcément à aborder le sujet de la donnée personnelle. Puisque oui, l’image ou le visage d’une personne est considéré comme une information à caractère personnel !

Cette technologie, malgré ses nombreux avantages, peut être jugée comme intrusive par les collaborateurs ou les instances syndicales. Notamment à cause de ses nombreux effets de bord. Reconnaissance faciale, sanction pour une faute qui a été commise, “flicage et surveillance” n’en sont que quelques-uns.

Alors pour pallier ces effets de bords liés à l’utilisation de la vidéo-surveillance, les solutions qui l’utilisent doivent se montrer encore plus innovantes. Avec pour but de cadrer et limiter l’usage qui en est fait, sans faire l’impasse sur les bénéfices.

  1. Limiter l’identification des personnes présentes sur l’image

Reconnaître une personne sur une image de vidéo-surveillance, fait donc de cette image, une donnée à caractère personnelle. (car l’image, le visage et la voix en sont).

De nombreuses solutions utilisent le floutage des visages, afin de limiter la possibilité de reconnaître une personne. Simplement en ayant accès à cette image. Une technique efficace puisqu’utilisée dans des journaux télévisés par exemple.

En revanche, par reconnaissance indirecte, en recoupant les données, il est possible, même visage floutée de reconnaître une personne. Si vous avez l’image d’une personne devant un magasin avec le visage flouté, mais que vous savez qu’elle à effectué un achat. Grâce à sa carte fidélité (enregistrée à son nom), la reconnaissance est possible.

2. Le stockage des données personnelles, qu’en est-il ?

Dans la majorité des polémiques, la sécurité du stockage était mise en jeu. Les fuites de données avaient lieu en récupérant des photos, des données bancaires ou autre.

Ainsi, stocker les images des caméras pendant une période trop longue, expose les développeurs de solution utilisant les caméras à un risque similaire.

Chez Eyes’R, nous avons fait le choix de laisser la main à l’utilisateur. Il peut choisir ou non de conserver les images, zone par zone. Il peut ainsi, en fonction des besoins et des points de vigilance, recevoir uniquement la notification avec la situation à risque et la zone. Sans jamais voir l’image.

Cette stratégie nous permet donc de sécuriser les images au maximum : en cas de problème, les seules données accessibles seront des données totalement anonymes.

3. La transparence sur l’utilisation des données

Avertir sur l’usage des informations collectées tout au long du processus est clé afin d’avoir l’adhésion de tous. Comme dans la prévention des risques, la transparence fonctionne toujours mieux.

Ainsi, en mettant des affiches, en organisant des présentations communes lors de l’utilisation de nouveaux outils, cela permet de répondre aux questions. Ainsi que de soulever des sujets nouveaux et de lever les doutes.

Avec Eyes’R, nous organisons systématiquement une présentation auprès des CSE. Avec la participation des collaborateurs, afin de leur présenter l’intégralité de notre démarche d’innovation, et de répondre à toutes les interrogations.

La démarche mise en place par Eyes’R est réellement centrée sur la prévention (et non sur la sanction). Nous utilisons les caméras comme un outil et non comme une fin en soi.

Quand on sait que plus de 60% des données collectées par les caméras ne sont jamais utilisées, adapter leur fonctionnement pour protéger le collaborateur dans ses tâches de travail, devient un usage à part entière !

Pour résumer, lors de l’installation d’un système de vidéosurveillance, il faut :

  • Nommer une personne en charge de la protection des données (DPO) ;
  • Définir la durée de conservation des images ;
  • Instaurer un fondement juridique pour l’usage du dispositif et un objectif clair ;
  • Définir qui seront les destinataires des informations captées ;
  • Respecter les réglementation « Informatique et liberté » ; 
  • Déposer si nécessaire un dossier auprès de la CNIL ;

Si vous souhaitez aller plus loin sur la Réglementation des données personnelles, appliquée aux images de vidéo-surveillance, vous pouvez découvrir notre autre article à ce sujet !

Et donc, comment faire en sorte de concilier RGPD, innovation et captation vidéo ?

Au travers des nombreuses bonnes pratiques évoquées dans cet article, c’est surtout une question de bon sens, mais avec de nombreuses questions à se poser.

Est-ce qu’en utilisant la caméra de cette façon, je respecte les données personnelles de mes collaborateurs ? Comment est-ce que j’informe de ce nouvel usage ? L’utilisation me permet-elle un gain en matière de santé sécurité au travail ?

Autant de questions importantes qui doivent émaner.

L’assistant digital Eyes’R est conçu en intégrant une démarche “Privacy-by-design”, la protection des données est au centre de toutes nos attentions, parce que la prévenir et anticiper, doit rimer avec protection des données.

Nous adaptons continuellement notre manière de le gérer afin de vous proposer une solution utile, sans faire le choix entre les avantages du digital et les inconvénients du RGPD.

Et d’ailleurs ! Si vous souhaitez en savoir plus sur l’intelligence artificielle, et échanger avec nous autour des sujets RGPD et vidéo-surveillance, nous animons un webinaire le 17 février de 11h à 11h45. Inscriptions sur https://lu.ma/rrxshiz9

Partager sur les réseaux sociaux

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email

Abonnez-vous à la Préventive

En manque de temps ?

Aucun problème, renseignez- votre e-mail et nous vous enverrons toutes les informations. Vous pourrez ainsi poursuivre votre découverte !