Comment mener une démarche d’intégration d’un exosquelette ?

Florian Ruen

Florian Ruen

Co-fondateur & CEO | Eyes'R

Les dispositifs d’assistance physique, ou plus familièrement appelés exosquelettes, suscitent un engouement de plus en plus grand. Un espoir notamment sur le plan de l’amélioration des risques de trouble musculosquelettiques (TMS).

En effet, son objectif premier est de soulager l’Homme et de faciliter le travail, grâce à une collaboration entre celui-ci et la machine. Le principal enjeu est de pouvoir prévenir l’apparition des douleurs et d’améliorer la qualité de vie au travail.

Cependant l’intégration à son organisation d’une telle innovation ne peut se faire sans une méthode structurée et collective. C’est la condition importante pour favoriser l’engagement de tous.

Alors une question est légitime : comment bénéficier de cette technologie et comment la mettre en œuvre ?

Les nombreux avantages d’un dispositif d’assistance physique en entreprise

Véritable innovation pour améliorer la qualité de vie au travail de vos collaborateurs, le dispositif d’assistance physique peut se trouver sous un modèle passif ou actif.

Passif, avec un fonctionnement utilisant des vérins et ressorts pour apporter un soutien dorsal à la charge exercée et ainsi aider à supprimer les flexions répétitives. Cela permet également de limiter le risque de contractions soudaines des muscles dorsaux et protège ainsi la colonne vertébrale d’un excès charge.

La version active quant à elle nécessite une source d’énergie et est bien souvent motorisée. Il vient également en véritable assistant dans certaines tâches, en composant les efforts des opérateurs.

Parmi les avantages, l’on peut citer :

  • simplifier la manutention et le port de charges lourdes ;
  • soulager les opérateurs lors de tâches répétitives (travail à la chaîne) ;
  • limiter l’impact des positions contraignantes (bras en hauteur) ;

Mais ces dispositifs sont également leur dose d’interrogations : augmentation du risque de chute ? Quelles possibilités d’autonomies dans les versions actives ? Qu’en est-il du déplacement du centre de gravité ?

Une démarche d’intégration d’un exosquelette structurée, c’est quoi ?

Les exosquelettes ne sont pas la solution miracle. Il ne faut pas se dire que sous prétexte que vous avez des risques de TMS, il faut opter pour cette solution. Son intégration sera vouée à l’échec, c’est indéniable.

La première étape d’une démarche d’intégration c’est d’analyse l’activité qui est concernée. Pourquoi analyser l’activité ? Pour comprendre le travail dans toute sa complexité (aspects sociaux, gestion des aléas), mais aussi pour comprendre l’ensemble des situations de travail.

C’est un premier passage obligatoire !

Ensuite, l’important est d’identifier les déterminants de l’activité : quels éléments influencent et déterminent l’activité physique dans une situation donnée ? Cela permettra de trouver des premières pistes d’amélioration potentielles.

Une fois l’ensemble de ces étapes réalisées, la question de l’exosquelette peut découler comme solution idéale.

C’est de l’ensemble de ces étapes au travers un cas concret, que nous avons abordé avec Cyriaque Bisson, responsable ergonome chez Human Mechanical Technologies (H.M.T) lors de la cinquième session des cafés iQSE.

Les cafés iQSE, c’est un moment d’échange et de partage autour de l’innovation en prévention des risques.

Un échange de 52 minutes pour nous expliquer comment intégrer un dispositif d’assistance physique, afin qu’il réponde à un cas d’usage concret et réel !

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